Le principe de pire action

Le second principe de thermodynamique sous la forme classique s’écrit :

L’énergie se dégrade.

Le second principe de thermodynamique sera modifié pour notre propos, et élevé au rang de principe de pire action, lequel s’écrit : L’énergie doit être dégradée rapidement parfois. C’est en particulier le cas dans les soupapes.

Au lieu de laisser l’énergie se dégrader comme elle peut, comme elle veut, le principe de pire action se fixe comme objectif de détruire rapidement les jets supersoniques, responsables des incidents et accidents dans les soupapes.
L’ordre et le désordre sont présents dans une structure dissipative, donc dans un jet supersonique. Le principe de pire action a pour fondement l’organisation du plus grand désordre possible dans un système moléculaire et donc l’élimination de la partie d’ordre qu’il contient.
Mais comment faire ?
La nature nous l’enseigne, il suffit de l’observer. Dès que les écoulements sont supersoniques, il est possible de dégrader massivement et rapidement l’énergie par une utilisation singulière de ces écoulements. L’instrument qui permet d’appliquer le principe de pire action est appelé un KED (Kinetic Energy Degrader) ou plus simplement un vistemboir.

Appliquons le principe de pire action :

Au sujet de l'auteur Michel Pluviose

Michel Pluviose, Ingénieur, docteur d’état ès sciences, professeur honoraire du Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM), a été titulaire de la chaire de turbomachines, et : - Directeur du laboratoire de l’ATTAG (Association Technique pour les Turbomachines et turbines à Gaz), - Responsable des activités "fluides compressibles" au CETIM (Centre Technique des Industries Mécaniques), - Scientifique de haut niveau mais aussi homme de terrain, il a été ingénieur chez Hispano-Suiza, à la SNECMA, - Responsable du traité "Machines hydrauliques et thermiques" aux Techniques de l'Ingénieur.